Rallye Monte Carlo : retour aux sources : EDITO janvier 2011
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Si je vous dis : Col de Corobin, Col de Perty, Entrevaux, Clues d’Aiglun, Saint Jean en Royans, Col de Porte, La Vésubie, Entraigues, Puimichel ou Col de Fontbelle, et que vos orteils se rappellent au bon souvenir de longues heures d’attente passées dans le froid et parfois la neige avec un transistor collé à l’oreille et réglé sur la fréquence de RMC, c’est que vous l’avez vécu !!! Oui, vous faites partie de ces gens qui ont bravé la météo de la fin janvier pour au moins suivre une fois dans leur vie le premier rendez annuel du Championnat du monde des Rallyes : Le Rallye Monte Carlo…
En cette année 2011, le Rallye Monte Carlo fêtera son centième anniversaire… De quoi se remémorer quelques moments forts de ces 25 dernières années…
Tout débute (pour moi) en 1987… Imprégné au plus profond de mon âme des reportages Télé de FR3 Méditerranée résumant les grandes années du Groupe B comme : “Ari, Jean et Walter”, mon père m’emmena pour la première fois de ma vie entre Sisteron et Thoard pour assister au début du règne de la Lancia Delta HF Groupe A. A la fin de cette journée historique pour moi, mon entourage était pourtant déçu : “Ça se traine, ça ne fait pas de bruit, c’est mou” !!! Je pris alors conscience que mon jeune age m’avait privé une période essentielle de l’histoire du rallye avec les Groupe B. C’est une nostalgie qui perdure encore aujourd’hui chez les plus de 40 ans alors qu’une C4 WRC est plus rapide d’au moins une seconde et demi au kilomètre. Cela devait donc être quelque chose…
Rallye Monte Carlo 1985
Dès le mois de décembre la pression augmentait… L’avantage d’être au Lycée à Digne les Bains, c’est que vous n’êtes pas loin du Col de Corobin… Grâce à quelques indic’ au courant des fermetures de route demandées à la préfecture, vous pouviez en déduire facilement qu’une séance d’essai privée était organisée par Ford pour François Delecour et vous y rendre en stop !
Les cours du vendredi du Rallye étaient “séchés” de manière aussi traditionnelle que le rallye s’attachait à son parcours de concentration. En effet, il m’aurait été insupportable de voir pointer Carlos Sainz dans sa Celica à un CH de l’autre coté de la route en plein cours d’anglais…
Rallye Monte Carlo de 1986 à 1991
Après une nuit blanche d’excitation à contrôler les horaires et le roadbook à la manière d’un copilote pour se rendre au meilleur endroit de la spéciale choisie, les longues heures d’attente dans le froid et la neige pouvaient débuter. Odeurs de feu de bois, saucisses et vin chaud mêlées aux voix de Bernard Spindler et Jean Louis Filc, qui relataient les faits des spéciales précédentes sur RMC, le décor était planté !
Ouf, voilà enfin la triple zéro qui passe… plus que 30 min avant que cela commence !!! Puis en un éclair la déferlante arrive… Les “bang bang”, qui pétaradent et ne permettent aucun répis aux turbos, raisonnent dans la montagne. Arrivent ensuite des glissades plus ou moins voulues et maitrisées sur la neige qui recouvrent 60% du bitume ou alors des passages “escargot” poussés par les spectateurs parce que… en slicks sur la glace ! C’est çà le Monte Carl’ ! Après 45 minutes de passages intenses en émotions, s’en suivent des plus langoureux avec une longue série de Groupes N aux mains de “riches amateurs un peu fades” (ne voyez là aucune jalousie dans ces propos !)… Oui, c’était çà aussi les 180 engagés au Monté Carlo…
Le dimanche on remet çà dans une spéciale plus au nord… mais après fini ! Reste à se consoler en écoutant la nuit du Turini en direct sur RMC avec Michèle Mouton, Jean-Claude Andruet et toute la clique… Des duels mémorables resteront dans ma mémoire : Delecour qui casse une jante dans la dernière spéciale alors qu’il a le rallye gagné en 91 ou encore sa bataille avec Auriol en 93 sans oublier Sainz, leur plus dangereux rival… Le plaisir durera jusqu’au dimanche suivant avec le jeu d’arriver à reconnaitre un virage où l’on est passé ou alors de se voir dans le résumé télé de Christian Vella dans Auto Moto.
Rallye Monte Carlo 1992
Aujourd’hui le Rallye Monte Carlo ne compte plus pour le Championnat du monde. Nul doute que les pilotes disputant l’IRC sont très performants, il n’empêche qu’il manque depuis 2 ans de vraies marques officielles engagées pour redonner à cette épreuve tout son prestige. Souvenez vous des 3 Peugeot 206 officielles qui n’avaient pas démarré de Gap à cause du froid. Ce coup de tonnerre aurait été moindre s’il avait atteint une équipe privée de l’IRC actuel.


Courant 2008, le directeur des pistes depuis 2001 Gérard Neveu se voit confier la direction du circuit. Il décide, avec le soutien de Claude F. Sage Administrateur Délégué, de le faire revivre et renouer avec son ADN, et de faire le nécessaire pour rouvrir les portes aux spectateurs qui depuis 10 ans ont rongé leur frein d’impatience. C’est avec la construction de nouvelles tribunes en face de la ligne droite des stands, que commence la nouvelle ère du circuit. 5 000 places de gradins sont dès lors mises en place pour l’accueil du premier événement ouvert au public en avril 2009 : le lancement officiel de la saison des Le Mans Series organisé par Patrick Peter.
Deux ans après le décès de Paul Ricard en 1997, le circuit Paul Ricard est racheté par la société Excelis SA en mai 1999. Après son dernier Bol d’Or en septembre 99, il ferme ses portes au public et aux compétiteurs. Pendant deux années, la nouvelle direction réfléchit et étudie différents axes de rénovation. Le directeur, Philippe Gurdjian, et toute l’équipe du circuit engagent alors un chantier titanesque.
En 1969, Paul Ricard, le créateur de la célèbre boisson éponyme, entame la construction sur le plateau du Castellet, d’un circuit automobile, avec la complicité et le travail de Jean-Pierre Paoli alors en charge de sa conception. D’abord destiné aux loisirs, et inauguré le 19 avril 1970, le circuit Paul Ricard deviendra dès 1971 l’écrin magique du Sud de la France, qui accueille, cette année-là, le Grand Prix de France de Formule 1.
Lorsque l’on a fait ses premiers pas dans les années 70, que l’on a été ado dans les années 80, la passion des anglaises n’est pas vraiment “innée” si l’on peut dire.
C’est donc un peu plus tard qu’un ami m’a fait découvrir la première auto anglaise qui m’a donné le virus. Je peux le dater, pas au carbone 14, c’est bien plus récent. C’était un vendeur de voitures “Classic” qui avait plusieurs modèles de MG B en expo dans son hall. A partir de ce jour là, je me suis documenté sur la marquee MG et toutes les anglaises concurrentes de la période ainsi que leur ascendantes plus que mythiques. Après cette révélation, je me suis juré alors d’acheter une MG B ce qui s’est produit sans tarder.
De l’autre côté de la Manche, il est très fréquent d’engager la discussion avec un anglais, au moindre arrêt, au sujet de notre monture. Ce genre de rencontre est riche en anecdotes de tout genre et toujours pleine de sympathie à notre égard.
Nous avions déjà évoqué ici le lancement du Donington Historic Festival qui se déroulera du 30 avril au 2 mai 2011. On connaît désormais les premières grandes lignes de ce meeting. C’est un programme plus que copieux avec, bien que ce soit un évènement “historique”, beaucoup de nouveautés.





































































