goodwood-revival-2009-361Lorsque l’on a fait ses premiers pas dans les années 70, que l’on a été ado dans les années 80, la passion des anglaises n’est pas vraiment “innée” si l’on peut dire. En effet, dans ces années là, l’industrie anglaise automobile était sinistrée et les productions populaires limitées à des autos fades de père de famille. Je lisais à cette époque les revues spécialisées : Echappement, Auto-Hebdo, L’automobile et Sport Auto qui évoquaient régulièrement le patrimoine automobile anglais avec nostalgie. Il y avait bien évidemment les marques Jaguar, Aston, Rolls Royce, LOTUS et autres mais leur diffusion limitée ne faisait pas la une des journaux auto populaires.

Pour moi, les références de l’époque étaient plutôt la Golf GTI 1, la R5 Alpine Turbo, l’Alfasud Ti ou la 104 ZS. Ces sportives populaires semblaient inventer l’automobile sportive. Celui qui avait ce modèle d’auto dans le quartier passait un peu pour un “dieu sur terre” il faut bien le dire. Les voir démarrer, aller et venir était un privilege dont nous ne nous lassions pas et nous faisait interrompre toute activité subitement. Les propriétaires de ces autos allaient même se mesurer le week-end venu, dans les nombreux gymkanas du sud-est de la France avec leur monture de tous les jours. Cela rendait leur auto encore plus attirante avec parfois les stickers qui étaient conservés négligemment sur les ailes et portières la semaine qui suivait. Pas forcément de très bon goût avec nos yeux d’aujourd’hui mais radicalement efficace pour leur “sex appeal” à l’époque.

album-photos-essais-libres-24-heures-du-mans-2009-27C’est donc un peu plus tard qu’un ami m’a fait découvrir la première auto anglaise qui m’a donné le virus. Je peux le dater, pas au carbone 14, c’est bien plus récent. C’était un vendeur de voitures “Classic” qui avait plusieurs modèles de MG B en expo dans son hall. A partir de ce jour là, je me suis documenté sur la marquee MG et toutes les anglaises concurrentes de la période ainsi que leur ascendantes plus que mythiques. Après cette révélation, je me suis juré alors d’acheter une MG B ce qui s’est produit sans tarder.

A cette même époque, je me suis retrouvé à vivre non loin du circuit du Mans et avec une bande de copains tous aussi passionnés que moi. Notre journée favorite de l’année, le jeudi après midi des essais des 24h. Cette journée là, j’étais beaucoup plus attiré par le Mans “off” (les parkings extérieurs et les animations improvisées des spectateurs) que par ce qui se passait sur le circuit. En effet, le spectacle suprême était pour moi de voir les british “débarquer” (c’est bien le mot) avec leurs autos anglaises rutilantes ou dans leur jus, peu importe.

Le Mans, c’était çà pour moi : des cinglés d’automobile, 100 fois plus que nous, qui venaient passer un week-end en France et sortir fièrement leur automobile des années 30 à nos jours. Autre philosophie que j’admirais : l’utilisation de leur auto sans compter, sans arrière pensée. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, qu’importe, on pouvait y voir des autos à 1000€ comme à 100 000€ garées dans un champ, avec la tente igloo du propriétaire plantée à côté. Extraordinaire !

festival-goodwood-revival-2009-03De l’autre côté de la Manche, il est très fréquent d’engager la discussion avec un anglais, au moindre arrêt, au sujet de notre monture. Ce genre de rencontre est riche en anecdotes de tout genre et toujours pleine de sympathie à notre égard.

Cette passion des autos anglaises de sport est donc un peu plus large qu’ uniquement centrée sur l’objet technique. Elle englobe également son patrimoine; la philosophie autour de son utilisation ainsi que l’image sport/classe qu’elle renvoie.

Nous espérons vous faire partager cette passion au travers de notre activité.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous.

L’équipe British Pistons

 

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