mgb-gt-mg-b-gt-occasion-36Il y a des modèles que nous apprécions particulièrement parmi les anglaises que nous vendons et nous souhaiterions vous en faire partager la passion.

Celles que nous opposons aujourd’hui aujourd’hui sont deux icônes des années 60, celles que tout “fils à papa fortuné” se devait de posséder pour briller en société au coeur des 30 glorieuses. Nous sommes désolés de parler de fils à papa et non de fille car il faut bien remettre ces 2 autos dans le contexte du début des 60’s et du rôle de la femme dans les familles de l’époque.

Ces icônes sont :  la MG B  d’une part et la Triumph TR4 d’autre part.

Deux autos de la même époque mais radicalement différentes.

Pour bien comprendre ces 2 “écoles”, il est nécessaire de faire une petite pause sur la conception de ces autos. Le but n’étant pas de détailler les moindres caractéristiques des 2 autos et de leurs évolutions, ce que les “intégristes” des 2 marques feront bien mieux que nous, mais plutôt de vulgariser ce qui nous semble essentiel à souligner.

triumph-tr4-occasion-05LE STYLE

Devant les 2 autos, nous avons à faire à deux classiques du roadster anglais des 60’s mais les styles sont très différents. La TR4 présente des angles saillants, agressifs, virils. Elle semble en mouvement et prête à bondir.

La MGB est toute en rondeur, avec des courbes douces et harmonieuses. C’est un style qui plait à un plus grand nombre, plus consensuel et plein de classe.

LES MOTEURS

Pour la TR4, les concepteurs ne firent pas de revolution technique puisqu’ils adaptèrent le moteur longue course “agricole” de la TR3 sur un chassis séparé tout ce qui a de plus classique à l’époque.

triumph-tr4-occasion-50Ce moteur mérite à juste titre d’être qualifié d’agricole” puisqu’il faisait également le bonheur des fermiers de l’époque, possesseurs d’un tracteur Massey Fergusson de même puissance. Cela donne un apercu du tempérament de la TR4 : ce n’est pas une mécanique italienne véloce, tape à l’oeil et pointue mais plutôt une besogneuse musclée, fiable qui ne rechigne pas à la tâche. Il en ressort un des traits de caractère typique de la TR4 : son couple “camionesque”. Ce dernier lui permet de reprendre très vigoureusement dès le régime du ralenti en poussant très fort dans le dos. Pas la peine de monter très haut dans les tours, tout est en bas !

Cela fait penser tout à coup à nos reflexes d’adolescents où nous regardions seulement les puissances des autos dans les magazines pour les comparer. “Erreur, jeune homme ! C’est le couple qui donne toutes les sensations au volant et non la puissance !”

mg-b-mgb-roadster-13La MGB, avec son “longue course” de 1800cm3, fait également dans le coupleux à bas régime sans atteindre tout de même la hargne de la TR à cause d’une cylindrée inférieure de 340 cm3. Ce moteur, lorsqu’il est accouplé à l’overdrive, permet également de “cruiser” aux vitesses des autos actuelles, sans forcer. Il est très agréable et d’une fiabilité remarquable.

LES SENSATIONS A BORD

Les sensations à bord sont en parfaite concordance avec le style de chacune :

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La TR4 possède une suspension sèche, des sièges minimalistes et des commandes viriles. C’est vraiment une machine à sensations fortes qui demande beaucoup d’attention, d’humilité et un peu de physique pour être “pilotée”, sur mauvais revêtement en particulier.

A bord de la MGB, on est surpris par la facilité de conduite et par le confort. C’est l’auto de collection avec laquelle on peut partir à l’autre bout du pays sans appréhension pour ses vertèbres. L’hiver, il n’y a que les courants d’air et le désembuage “sommaire” qui vous rapellent tout de même que vous êtes dans une auto de 40 ans d’âge.

Chacune de ces deux autos est équipée de 2 carburateurs. Ces derniers contribuent grandement à l’excitation sonore provoquée par ces des deux engins. Chaque rétrogradage est accompagné de crépitements qui donnent le sourire et font dresser les poils des bras. Les boites sont synchronisées (sauf premières MGB appelées 3 synchros ) mais le double débrayage est de rigueur pour le plaisir des sens qu’il procure.triumph-tr4-occasion-28

BUDGET :

L’achat : Avec un budget de 13 à 16 000€ on peut trouver une MG B des années 60 en très bon état de carrosserie et moteur. Pour les mêmes prestations il faudra approcher voire dépasser les 20 000€ sur une TR4.

L’entretien : Il est très facile de trouver des pièces de rechange sur une anglaise. Ces pieces sont de qualité très variable en fonction des fournisseurs mais toujours très bon marché. L’entretien courant d’une MGB sera sensiblement equivalent à la TR4. Une renovation de TR4 sera, en revanche, nettement plus coûteuse que sur une MGB à cause du prix des pièces de carrosserie. C’est le prix de la rareté.

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CONCLUSION :

Les deux autos sont très attachantes et correspondent à des clientèles différentes. La TR4 sera souvent un choix masculin alors que la MGB recueillera des suffrages plus mixtes.

La MG sera plus adaptée aux longs parcours touristiques même si, quand on aime…

La Triumph en bel état est plus rare puisque fabriquée à 40 000 exemplaires seulement. Sa côte est donc nettement plus élevée à qualité égale.mgb-gt-mg-b-gt-occasion-20

MG B

Moteur 4 cylindres en ligne

Cylindrée : 1798 cm3 (Alésage/course : 80.26×88.9mm) : 95cv et 15 mkg de couple à 3500 trs/mn

Alimentation : 2 carburateurs SU

Caissse autoporteuse

Fabrication : 1962 à 1980 (+ de 500 000 exemplaires avec le coupé GT qualifié de “The poor man’s Aston Martin” : L’Aston Martin du pauvre)

Vitesse max : 170 km/h (est-ce bien important ?)

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Triumph TR4 :

Carrosserie Michelotti

Moteur 4 cylindres en ligne : 100 cv et 17.7 mkg de couple à 4600trs/mn

Cylindrée : 2138 cm3 (Alésage/course : 86×92mm)

Alimentation : 2 carburateurs Stromberg

Chassis séparé

Fabrication : 1961 à 1965 (40 000 exemplaires environ)

Vitesse max :190 km/h (aucune importance !)

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Cet article vous a plu et vous souhaitez en savoir plus sur ces deux autos et, pourquoi pas, en essayer une : vous êtes les bienvenus à Ploermel pour une escapade en forêt de Brocéliande cheveux au vent. Une K7 de Richard Anthony dans le lecteur et c’est parti dans nos machines à remonter le temps…

 

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