5214482431À ce moment, la police allemande avait mis le camion avec la voiture à l’intérieur sous la protection de gardes armés. Chapman voulait à tout prix savoir pourquoi Clark était sorti de la route, et il savait que s’il ne ramenait pas la voiture chez lui, elle serait mise sous scellés et il ne pourrait probablement jamais la revoir. Sims : “selon une loi allemande, on ne pouvait pas quitter le pays ; et le faire aurait été une infraction pénale [1]. Chapman nous a dit : ” je ne veux pas savoir comment vous faites, mais vous le faites.” En fin de compte, les policiers ont fini par se lasser, et ils sont partis. On s’est dépêchés de prendre le camion. Nous avons évité les grandes autostrades, et nous nous sommes dirigés vers la Belgique par les collines en empruntant des routes ordinaires. Nous avons traversé l’Allemagne en direction de la Belgique, pour arriver dans la région des Ardennes, où nous avons pris ce qui ressemblait à un chemin de terre. Par pure chance, nous sommes tombés sur une barrière frontière non surveillée. Nous avons soulevé la barrière et sommes entrés dans le no man’s land, et puis nous avons levé la barrière belge et avons continué notre chemin. Finalement nous sommes parvenus à Ostende. Quand nous sommes arrivés, nous avons acheté un billet. Puis, le préposé s’est aperçu que nous étions de l’équipe Lotus et il ne voulait pas nous laisser passer. Il nous a dit qu’il nous laisserait passer à condition qu’on le laisse regarder la voiture. Dans un premier temps, nous n’avons pas accepté, et c’est alors qu’il nous a dit que, dans ce cas, nous aurions à attendre la police allemande. Ce type infect voulait en fait prendre une photo de la voiture. Nous avons dû le laisser faire, et puis il nous a laissés partir sur le bateau. Quand nous sommes arrivés en Angleterre, la police nous attendait et nous a escortés jusqu’à Hethel.”

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3373724623Ce dimanche 7 avril, Clark s’est levé à 7 heures du matin et il est allé voir Sims dans le garage situé en dessous de l’hôtel. Il pleuvait à verse. Le régulateur d’arrivée d’essence avait été changé dans la nuit et la voiture avait pu être sortie du garage de l’hôtel. Clark a pris le volant et l’a conduite en descendant et remontant la voie publique pour effectuer les vérifications. Sims se souvient : “Le dimanche, nous nous sommes levés aux alentours de 7 heures et Jimmy est arrivé environ une heure après. Il souhaitait se préparer en jetant un oeil sur ce que nous avions fait sur la voiture. Nous avions modifié les rapports de boîte durant la nuit et il voulait se rendre compte de ce que cela donnait. Nous avons fait un test, et il s’est déclaré satisfait des changements.” Le bruit de la voiture avait réveillé tout le monde dans l’hôtel, et Derek Bell se souvient être allé à sa fenêtre et avoir vu Clark monter et descendre la route.

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jim-clarkCeci s’adresse à tous les admirateurs de Jim Clark - qui portent en eux, et porteront à jamais, la cicatrice du 7 avril. Une surprise vous attend sur le site YouTube. Vous tapez “Jim Clark, 1966″ dans le moteur de recherche, et vous tombez sur un reportage d’environ 20 minutes (en 3 parties [1]) sur Jim Clark en voyage au Japon du 26 au 29 mars 1966. Celui qui transmet ces images s’appelle “Peacelovers”, un nom peu original et assez mièvre, mais qui convient parfaitement à ce véritable bienfaiteur.De quoi s’agit-il ? Le titre est explicite : l’inauguration de l’ouverture du circuit du Mont Fuji. Imaginez la visite d’un chef d’État, et vous avez à peu près une idée du film qui nous est présenté : arrivée du DC8 de la Japan Airlines, sortie de Jim Clark seul sur la passerelle (de toute évidence on a prié les passagers de patienter dans la carlingue), cohorte de journalistes dans le salon VIP de l’aérodrome, avec bien sûr un interprète, un grand barbu, attaché à sa personne durant tout son séjour. Déplacements dans une Rolls Royce (évidemment !). Et tout le reste à l’avenant, accompagné d’un fond de musique classique obligatoire à cette époque pour tout personnage important en visite dans un pays. A mon avis, il ne manque que les motards pour escorter la Rolls. Mais bon, vous voulez voir Jim Clark sous tous les angles, ou presque ? Vous en aurez plein les mirettes.

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